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Grange 07600 St Andéol de Vals

La castanéiculture, culture de la châtaigne

La culture de la châtaigne s’appelle la castanéiculture. Le châtaigner était déjà présent en Ardèche avant la dernière période glacière (feuilles et pollens fossiles trouvés).

 

 

Notre exploitation agricole

Sur les 65 variétés traditionnelles cultivées en Ardèche nous en produisons 3 : la Comballe, la Garinche et la Bouche rouge.

L’entretien des châtaigniers est un travail qui nécessite des compétences et du temps à chaque saison de l’année.

Le calendrier de travail est le suivant :

février – mars : élagage
avril – mai : greffage
août : nettoyage au sol
septembre : pose des filets de récolte
octobre : récolte
novembre : préparation des châtaignes, transformation
décembre – janvier : vente

La vente se fait en direct auprès de nos locataires de gîtes et sur le marché de Noël de Mons en Belgique.

Le déclin des châtaigneraies 

Chaque année est différente. Cependant depuis 2014, notre production de châtaigne diminue. Outre les périodes de forte sécheresse et le gel qui affaiblissent les arbres, on observe l’apparition de certaines maladies et espèces invasives.

L’Endothia ou chancre du châtaigner attaque les vaisseaux de l’arbre. Ce champignon provient d’Asie, en 1904 il a tout d’abord ravagé les châtaigneraies d’Amérique en moins d’un demi siècle avant d’être introduite en Europe en 1938 et de se développer dans le sud de la France en 2005.

L’encre, un autre champignon, colonise le collet de l’arbre les racines qui pourrissent ensuite. Il provoque le dessèchement et la mort de l’arbre. Le champignon détruit le cambium (couche interne de l’écorce) des racines et du collet, qui brunit puis noircit. On peut parfois observer des nécroses, des craquellements et des écoulements de sève noirâtres à la base du tronc, d’où le nom d’encre.

Le cynips, insecte venu d’Asie, pond ses oeufs sur les branches du châtaigner qui se nourrissent alors de la sève à la place des fleurs et des feuilles. En plus d’une production extrêmement réduite de fruits, la petitesse des feuilles induit une diminution de la photosynthèse et une forte exposition de l’arbre au soleil alors que nos châtaigners ont déjà du mal à s’accommoder de périodes de sécheresse de plus en plus longues.

La rouille depuis 2008, une maladie cryptogamique attaque les feuilles qui sèchent et tombent.

En 2018, sur 250 greffes d’arbres, une seul a tenu le coup. Les jeunes châtaigners sont particulièrement fragiles.